

| J'aime la famille, les amis |
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A mon fils : « Tu es » Le cœur du fragile L’amour puéril Battements de cils Aux rêves immobiles … La joie indocile La vie difficile Frissons malhabiles Aux rires volatils… La beauté gracile Les mots inutiles Sentiments subtils Car au creux de ton île Je suis indélébile.
A mon père : « Coeurs en balade » “...Il n’y aurait ni peine ni joie, Ce serait le troisième état .” : Sans besoin d’accrocher un sourire aux visages, Simplement deviner la forme des nuages, Cueillir un crépuscule puis s’enrouler autour, Mais si les mots s’égarent c’est pour parler des jours De tendresse quand ma main dans la tienne dansait Et ma prose s’y balade pour toi sur cette pensée.
A ma mère : « Un doux repère » Il plane sur le chemin en écho de douceur, Il navigue alentour pour les tendres secrets, Il se pare du parfum de milliers de bouquets, Il résonne en arpège dans le chant du bonheur, Il brille à l'athmosphère d'éternelle chaleur, Il embaume l'effluve des dimanches de mai, Il rime avec toujours, certitude enlacée, Il flotte au printemps lorsque s'approche l'heure, Il demeure, il construit, pardonne et s'amplifie, Il rechauffe, console, rassure et envahit ! Il se prend, il se donne, s'échange et perpétue Faut-il que je le nomme ? Vous l'aurez reconnu ! C'est le tien, c'est le mien : du coeur le doux repère, D'un souffle quotidien, tout l'amour d'une mère.
A mon frêre : « Pour faire rire les Aragons. » J’ai les yeux qui m’chatouillent, - Prix Nobel de l’humour - Quand les burnes de l’hiver sont Couchées sur un lit de Mars ! … Pour faire rire les Aragons, Je dissoudrai la chambre des Lords, Il fera froid, sommets d’éoliennes, Perdues autour des oliviers … Puis : L’appel salé des origines Bercera la pupille du vent ; « M’accompagnes-tu », interrogea-t-elle « Où l’aire fantaisiste me chatouille tout l’temps ? ».
A Lucie : “A suivre.” Aimes-tu les petites joies simples et douces, gratuites et inattendues... telles :
Une jolie couleur dans l'air, le matin, à l'aube des espoirs, Un instant volé de sommeil illusionniste, Une effluve gourmande réveillant quelques souvenirs oubliés, Une profonde respiration pour dire le bonheur de se sentir en vie, L'odeur, force vitale éternelle, d'un sous-bois, La chaleur d'une main, la caresse d'un émoi ...?
A mon mari : « Se coucher aux rubans du crépuscule » … Si chaud, c’est trop beau ! Ce ciel en lambeaux, Sur les montagnes intimidées, Où le soleil va reposer … Et les nuages semblent si doux, Parmi les arbres au garde-à-vous, Que je rêve de m’y noyer, Saoule du bleu dans les roses du gris orangé … Puis le soir Arrive soudain, Dans l’espoir D’un lendemain.
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