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"Humer les nuages" 
Libre en résilience pour refaire surface Où l'aube s'élance sans laisser de traces.
Imagine un nageur privé d'oxygène, Visualise l'instant, quand ses lèvres ramènent L'unique particule : premier matin du monde Qui déchire le baillon d'une géole blonde :
L'immondice et la honte du poumon s'évaporent Ondoyantes s'enfuient sans peine ni remords, Et le souffle qu'entravait quelque étrange esclavage Se désaltère de paix en humant les nuages...
L’ÉNIGME
Il faudrait négocier l’hormone du bonheur : J’en commande des tonnes et je sème à tout vent. Telle un malin virus elle irradie pendant Que j’exhausse ce souhait et l’accroche à tous cœurs !
Sur d’improbables trêves j’endorphine les heures Pour que l’ombre s’asphyxie dans un songe débutant : Donc ainsi sacrifié ce souffle que je vends Est source intarissable d’un effluve meilleur.
Qui pourra deviner où chantent les espoirs À l’aube illuminée du labyrinthe humain ? Quelle savante équation en données dérisoires
Pourrait, à ceux qu’on aime, offrir tout et même plus ? Sur ces mots illusoires je récolte l’absolu Et d’émotion l’égrène pour qu’il germe en vos mains
"Majorelle"
"...tout ce beau bleu n'est plus
ni dans mon âme ni en fumée
et le jaune du filtre s'est volatilisé
sur l'ocre du mystère, en cage, emprisonné !
j'ouvre la porte :
es-tu derrière ?
ô ma magique liberté ...
je me noie de ton saoûl en fermant les paupières
quand le souffle qui m'étreint redevient azuré.
alors :
d'un bleu-majorelle .......j'irais m'évader .......pour cueillir l'aile ....... des sérénités..."
"En spirale"
-dissolvant pour l'envie,
travestisseur de goût
qui déguise et dissout
les émotions enfouies ...
canular à l'extrème
extrèmité du soi :
qui assasssine l'aura
en baisant l'anathème ...
vaste ennui, sot sommeil,
pour à nouveau frôler
et sur l'âme cultiver
les rayons du soleil ...
j'imagine -utopie !?-
nos rideaux lacérés
quand les voiles enfumés
ne cachent plus La vie !
"Un autre ciel"
24/06/2005
bilan de 8 mois d'arrêt sous forme de poème
tu écoutes l'émotion dans un souffle de vie quand de simples saveur parfument enfin ton ciel d'une paix inattendue et ô combien nouvelle que de pures sensations réchauffent et multiplient !
"dans le changement -dis-tu- c'est une évolution" et sensible et poète le coeur à fleur de peau, tu es tel un reptile qui mue pour le cadeau qu'offrit à ton orgueil cette révolution !
j'aime ce personnage semblable et différent, j'aime cette existence où l'air pur se libére : plus fragile mais plus fort et tu te régénères
autour d'une rebellion dont se nourrit ton sang ; à l'image du reflux d'oxygène qui s'échouait -de fume, d'amer, de mort- quand tu t'intoxiquais...
"J8 : le retour."
02 septembre 2004
mon âme libérée du fardeau se réclame à présent de vie : sans s'étourdir au ralenti et sans toujours mettre un rideau
face aux bonheurs ou face aux maux quand s'égarait d'une myopie la vile spirale en toupie, pour leurrer l'âme de ce sang faux !
alors...
elle s'entraîne à exorciser quelque ancien trouble adolescent et apprend la joie d'assumer
hors contenance frêle au vent... ainsi tout l'organisme usine pour fabriquer l'Autre endorphine !
"Objectifs"
28 janvier 2004
traumatisée de cigarettes où tu m'attires je me jette ! quand Nicotine me désire sans le meilleur et pour le pire.
est-elle vile délivrance pour supporter quelques souffrances ? errance vaine d'un condamné dans une volute, désabusé ?...
accro d'un morceau de papier saurais-je enfin abandonner cette accoutumance imbécile vers l'oxygène des joies tranquilles ?
si la fumée masque les pleurs, peut-elle annihiler la peur ? pour que filtrent d'autres sensations liberté aura-t-elle raison ?
en flagrant-délit de tabac pourtant je lutte et me débats... sois sûr Ô monstre de goudron que de nous deux c'est moi le con !
sois convaincue cendre éphémère qu'aujourd'hui c'est bien la dernière, et je te jure, soeur d'amertume, c'est sans toi que je me consume !!!
"Pour sauver l'azur"
27 janvier 2004
il se desssinait à chaque carrefour un épais nuage de motivations, l'ombre des faiblesses, quelques bouches autour, et nos mil bravos en ébullition.
cependant plus loin, à l'orée des villes, de savantes machines comptabilisaient l'effort de chacun pour vivre tranquille en expectorant au rond-point du guêt.
aussi :
à disposition des fiers citadins dehors se trouvaient d'attirants verres d'eau, et le souffle pur qu'envoyaient certains colorait l'aura des autres badauds.
ailleurs :
la Flêche guidait les derniers coupables de cette dépendance désorganisée vers l'heureux destin où l'on est capable d'éteindre à coup sûr la flamme torturée !...
"Un feu qui meurt..."
01 avril 2004
Dans la mélancolie, dans le spleen et dans l'âme : Si mon triste stylo a su troubler certains, Je pourrais être fier de révéler l'Humain Au détour d'une prose où s'exprime la flamme.
Si le Verbe, émouvant, contribue -douce lame- A construire de concert quelque nouveau chemin, Quand ma plume isolée fut un appel serein Elle permit à nos coeurs d'imaginer la gamme.
Farandole imbécile sur le cours de la vie : Qui cherche ? Qui trouve ? Qui meurt et se réveille parmi D'autres incertitudes, impalpables dérives ?
Où les rires t'ont déçu et brisé l'unique aile, Où le Tendre résistait pour une aube éternelle, Où le feu s'épanchait... Nous étions ses convives !...
"Objectif zéro"
13 février 2004
quand j'ai envie d'fumer : un vide dans les poumons, aux lèvres un goût paumé, et puis pêter les plombs !
qui te manipule ? et qui te désire ? lovée dans ta bulle au meilleur du pire...
pourtant je sais que ce fantôme nie la Cotine se joue des riens :
si la Garette me parlait elle dirait "je te manipule et de nous deux c'est toi l'objet qui n'évolue que dans ma bulle !"
"Hymne au forum"
02 février 2004
(à chanter ceci sur l'air de la Marseillaise ???)
"à nos poumons qui se décrassent je lève ma plume ô forumiens ! pour que les nouveaux respirassent on se mobilise, on les soutient ...
voyez-vous au fond des campagnes les volutes, les mégots, les briquets, se lamentant qu'on les ait jetés et luttant pour rester nos compagnes ?!
patchés ! zybanisés ! même hyper motivés !
je kiffe la vie... oxygénée...
la clope on l'a baisée !!!"
"Nous !"
26 mars 2003
tandis qu'un morceau de papier brûlé se consumait sur l'improbable été et dans ce larcin, tel une peur nacrée, au piégeur du jour, ruinait la pensée,
quelques invisibles consciences éclairées entrevirent enfin un ciel libéré. c'est pourquoi j'envoie cette témérité à tout ceux qui goûtent la sérénité
de ne plus fumer...
"A l'éphémère fantôme."
07/01/2005
On croit que ce sera toute la vie aussi tenace et désagréable... Puis ça s'estompe, les envies existent toujours mais on s'y habitue et les oublie peu à peu... Elles s'espacent dans le temps et frôlent le souvenir...A présent, je n'ai plus de grosses tentations : quelquefois une fugace pulsion mais qui se meurt presque avant d'avoir existé.
La cigarette aura longtemps habité mes jours (ou je cohabitais avec elle ?) mais c'est du passé et elle n'est plus que le souvenir d'un mode de vie, telle une idée qui traverse l'esprit ou un rêve matinal oublié subitement dès qu'on se l'est remémoré !
Alors, même si rien n'est acquis, même si rien n'est gratuit... je me ressource d'un oubli et commence à me reconstruire, me ressaisir, me rassembler.

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